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03.01.2022, 15:49

Muslim

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Son choc lors de la mort du Prophte avant de revenir la raison (11 H ; 48 ans)

'Omar s'est trouv la Mosque du Prophte, et a dit : "Il y a des hypocrites qui prtendent que le Messager d'Allh est mort. Certainement le Messager d'Allh n'est pas mort, mais il est all son Seigneur, comme Moise, fils d'Imran, est all son Seigneur (pour recevoir les commandements clestes). Par Allh, Muhammad reviendra comme Moise est revenu, et il coupera les mains et jambes de ceux qui ont prtendu que le Messager d'Allh est mort". (Ibn Hicham, 2/655)

'Orwa Ibn Zoubayr, qu'Allh les agre, rapporte : Puis (Abou Bakr) sortit rapidement la mosque. Il passa au-dessus des paules des gens et arriva au minbar. En le voyant venir, 'Omar s'assit. Abou Bakr se leva ct du minbar et appela les musulmans. Ils s'assirent et coutrent.
Abou Bakr pronona l'attestation de foi et fit une introduction trs touchante. Puis il reprit : "Allh puissant et glorieux a annonc son Prophte sa mort alors qu'il tait vivant et parmi vous, de mme qu'il vous a annonc votre mort. La mort est une vrit et il ne restera aucun parmi vous sauf Allh puissant et glorieux. Allh lev a dit : {Mouhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passs. S'il mourait, donc, ou s'il tait tu, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien Allah; et Allh rcompensera bientt les reconnaissants} (3/144).
-Ce verset est dans le Coran?! s'exclama 'Omar. Par Allah! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait t rvl (j'tais inconscient de son sens)!

Ibn al-Musayyib rapporte que 'Omar a dit : "Par Allah, ds que j'ai entendu la parole d'Abu Bakr, je suis tomb terre. Je me suis senti comme si mes jambes ne pouvaient plus me porter, ainsi je me suis effondr quand je l'ai entendu le dire. Seulement alors j'ai ralis que muhammad tait vraiment mort". (Al-Boukhri n641)

Discours de 'Omar et le serment collectif pour Abou Bakr (11 H ; 48 ans)

Anas raconte : j'ai entendu le deuxime discours de 'Omar le lendemain de la mort du Messager d'Allah, prire et paix sur lui. Abou Bakr tait silencieux et ne disait pas un mot. 'Omar dit : "J'esprais que le Messager d'Allh vive jusqu' ce qu'il soit le dernier d'entre nous mourir. Mais si Mouhammad est mort, Allh a mis parmi nous une lumire pour tre guids. Allh a guid Mouhammad et Abou Bakr est le compagnon du Messager d'Allh et le {Deuxime de deux} (9/40). Il est le musulman le plus digne d'tre votre chef. Levez-vous donc et prtez-lui serment (baya)".
Un groupe lui avait dj prt serment dans la cour des Banou Sa'ida, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J'ai entendu 'Omar dire Abou Bakr ce moment-l : "Monte sur le minbar". 'Omar ne cessa de le presser jusqu' ce qu'il monta et les musulmans lui prtrent serment.

Anas rapporte : on prta serment Abou Bakr dans la cour, et le lendemain il s'assit sur le minbar. 'Omar se leva et parla avant lui. Il loua Allh et le flicita comme il le mrite puis dit : "Musulmans! Hier, je vous ai dit une parole fausse : je ne l'ai pas prise du livre d'Allh et le Messager d'Allh ne me l'avait pas confie, mais j'avais cru que le Messager d'Allh partirait aprs nous tous. Allh a laiss parmi vous son Livre par lequel il a guid le Messager d'Allah; si vous y tenez Allh vous guidera vers ce quoi il a guid son Prophte. Allh vous a aussi unis avec le meilleur d'entre vous : le compagnon du Messager d'Allh et le {Deuxime de deux quand ils taient dans la grotte} (9/40). Levez-vous et prtez-lui serment".
Puis Abou Bakr prit la parole. Il loua Allh et le flicita comme il le mrite puis dit : "Musulmans! On m'a plac en tant que votre chef et je ne suis point le meilleur parmi vous. Si j'agis bien aidez-moi, et si j'agis mal, redressez-moi. Dire la vrit est une responsabilit dont il faut s'acquitter, et mentir est une trahison. Le faible parmi vous est fort mes yeux jusqu' ce que je lui donne son droit par la volont d'Allah. Le fort parmi vous est faible mes yeux jusqu' ce que je prenne ce qu'il doit par la volont d'Allah. Tous gens qui laissent le jihd pour la cause d'Allah, Allh les chtiera par l'humiliation. Tous gens parmi lesquels se propage la turpitude, Allh leur infligera une calamit qui les frappera tous. Obissez-moi tant que j'obis Allh et son Messager. Si je dsobis Allh et son Messager, vous ne devez plus m'obir. Levez-vous pour la prire, qu'Allh vous fasse misricorde".

Discussion au sujet du califat dans la cour

Ibn 'Abbs, qu'Allh les agre, rapporte : 'Omar raconta : voil ce qui s'est pass quand le Messager d'Allh mourut. On vint nous dire que les anars s'taient runis dans la cour des Banou Sa'ida pour prter serment Sad Ibn 'Oubda, qu'Allh l'agre. Je me suis lev prcipitamment ainsi qu'Abou Bakr et Abou 'Oubeyda Ibn Al-jarrah, qu'Allh les agre. Nous craignmes qu'ils ne causent un tort l'Islam et nous partmes les rejoindre. Nous rencontrmes deux hommes vridiques des anars : 'Ouwaym Ibn Sa'ida et Maan Ibn adiy, qu'Allh les agre. Ils demandrent : "O allez-vous?"
Nous rpondmes : "Rejoindre votre tribu, cause de ce qu'ils prparent".
Ils proposrent : "Retournez, car ils ne vous dsobiront pas et ne feront pas une chose que vous dsapprouvez".
Mais nous insistmes pour partir. Je me mis arranger des paroles que je voulais dire jusqu' ce que nous arrivmes. Ils taient autour de Sad Ibn 'Oubda qui tait malade et couch sur un lit. Quand nous entrmes, ils prirent la parole et dirent : "Ô mouhajirins! Un mir des ntres et un des vtres!"
Houbb Ibn Almondhir dit : "C'est moi le stratge et le politicien hors pair! Par Allah! Si vous voulez, nous rallumerons la guerre!"
Abou Bakr dit : "Doucement".
Je voulus parler mais il dit : "Ecoute, 'Omar!"
Il loua Allh et le flicita puis dit : "Ô anars! Par Allah! Nous ne nions pas vos vertus, ni votre valeur dans l'Islam, ni nos devoirs envers vous. Mais vous savez bien que cette tribu, Qouraych, tient une place parmi les arabes qu'aucune autre tribu ne possde, et que les arabes ne se soumettront qu' un homme d'entre eux. Nous serons donc les souverains et vous les ministres. Soyez pieux envers Allah! N'branlez pas l'Islam et ne soyez pas les premiers causer du tort l'Islam. Je vous propose un de ces deux hommes (moi et Abou 'Oubeyda), lequel choisirez-vous, vous pourrez lui faire confiance".
Par Allah! Il avait dit tout ce que je voulais dire, part cette dernire parole. Par Allah! Je prfre tre tu et tre ressuscit, puis tre tu encore et revivre, sans avoir commis de pch, plutt que d'tre le chef d'un groupe contenant Abou Bakr.
Puis je dis : "Ô anars! Ô musulmans! La personne qui mrite le plus la place du Messager d'Allh aprs lui est le {Deuxime de deux quand ils taient dans la grotte} (9/40) : Abou Bakr qui a de loin dpass tous les autres". Puis je pris sa main et un homme des anars me prcda et tapa sur sa main avant moi. Puis les gens se suivirent et on laissa Sad Ibn 'Oubda.

Abou Bakr et 'Omar se rejettent le califat dans la cour

Ibn Sirine rapporte : ce jour-l, Abou Bakr et 'Omar, qu'Allh les agre, rejoignirent les anars.
Abou Bakr dit : "Ô anars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Allah! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez particip. Mais les arabes n'accepteront qu'un homme de Qouraych et ne resteront pas sous l'autorit d'un autre. Les qouraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus gnreux parmi les arabes. Prtez donc serment 'Omar!
- Non, rpondirent-ils.
- Pourquoi donc? questionna 'Omar.
- Nous craignons d'tre dfavoriss.
- Tant que je vivrai, affirma-t-il, cela n'aura pas lieu. Prtez donc serment Abou Bakr.
- Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr 'Omar.
- Tu es meilleur que moi, rpliqua 'Omar.
- Tu es plus fort que moi, rpta Abou Bakr".
'Omar donna la mme rponse. Abou Bakr rpta une troisime fois et 'Omar rpondit : "Ma force est ton service en plus de ta supriorit".
Ils prtrent alors serment Abou Bakr, qu'Allh l'agre. Quand on prta serment Abou Bakr, certaines personnes allrent voir Abou 'Oubayda Ibn Aljarrah. Il rtorqua : "Vous venez vers moi alors que le {Deuxime de deux} (9/40) est parmi vous!"

Abou Bakr dit 'Omar : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilit"

Ibn Rahawayh rapporte : quand il fut nomm calife, Abou Bakr s'assit tristement dans sa maison. 'Omar entra chez lui et Abou Bakr se mit lui faire des reproches.
Il lui dit : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilit" et il se plaint de devoir juger entre les gens.
'Omar lui dit : "Mais tu sais bien que le Messager d'Allh a dit : si le gouverneur s'efforce et atteint la vrit, il a deux rcompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une rcompense". Abou Bakr fut alors un peu soulag.